Office de Tourisme de l'Entre-Deux


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Histoire

Longtemps isolé sur un éperon, l’Entre-Deux est peuplé tardivement.


En 1724 Joseph Lauret, puis en 1727 Jean Hoarau, obtiennent des concessions sur cet îlet
«sans culture situé entre les deux bras de la ravine St Etienne» pour y cultiver du café, des plants venus de Moka ayant été introduits à Bourbon dès 1715.
Les concessions de l’Entre-Deux restent longtemps mal exploitées et inhabitées sauf peut-être pour les esclaves fuyant leur condition: les marrons.

Camp retranché, forteresse difficilement accessible de part leurs particularités géographiques, les hauts de l’Entre-Deux côtoient au 18e siècle, des détachements de «
chasseurs de noirs» qui se spécialisent dans ce métier pour rétablir l’ordre public dans la colonie, à l’instar du renommé François Mussard .
Même si les documents d’archives sont rares sur les expéditions punitives de l’époque dans le massif forestier dominant le village, de nombreux fugitifs sont mentionnés dans un rapport de 1742. Une société que l’on peut qualifier de parallèle s’organise sous l’autorité de chefs, tel «Dimitil» cité dans un acte de 1743 comme «
un marron particulièrement dangereux».
Dimitil, le guetteur (en malgache), a disparu mais son histoire et son nom s’imposent plus que jamais à la mémoire et au regard toujours émerveillé des habitants de la commune.



Dès 1953, Vital Hoarau écrit au directeur de l'Intérieur: "L'Entre-Deux [...] est aujourd'hui assez important par sa population qui s'élève de 1300 à 1500 individus pour être tout à fait indépendant. Je viens [...] vous prier [...] de nous faire ériger en commune."
cette demande reste vaine.
Ce n'est qu'après d'âpres négociations avec la commune de Saint Pierre dont elle dépend alors, que l'Entre-Deux, sous l'impulsion de Corneille Hoarau, devient officiellement commune en 1882.


A partir des années 1900, la baisse des cours de la vanille et du café, liée à des événements climatiques majeurs et des maladies qui dévastent les principales cultures entrainent le declin progressif de l'économie. Le plateau de Dimitile, cultivé lui, en géranium est abandonné définitivement.

Bien des décennies plus tard, un renouveau s'amorce et le développement des cultures maraîchères donne un nouveau souffle à cette petite commune à vocation rurale.


Aujourd'hui la commune s'épanouit à travers le tourisme, et a vocation à faire de ce village des hauts une destination incontournable du Sud.




«Histoire d’un Village des Hauts de la Réunion, Entre-Deux»
Association Entre-Deux Z'Epok


Office de Tourisme de l'Entre-Deux | office@ot-entredeux.com

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